La communication non verbale dans la danse,

à travers le tango

« La danse est l’une des formes les plus parfaites de communication avec l’intelligence infinie » (selon Paulo Coelho).
 
Explorons les chemins de la communication non verbale, sortons des sentiers battus en nous posant des questions … Que se passe-t-il quand nous nous approchons l’un de l’autre ? Quand nous lâchons prise pour vivre pleinement « l’ici et maintenant » ? Alchimie du corps qui parle sans prononcer le moindre son avec la puissance de l’intention dans le tango argentin ou volonté consciente de transmettre des émotions ?
Du regard au touché, du contact visuel à l’Abrazo, du mouvement intérieur des émotions à l’immobilisme extérieur d’un couple de danseurs qui paraissent figés dans une bulle sonore …
Patrimoine immatériel de l’humanité (UNESCO 2009), le tango argentin est aussi utilisé comme thérapie comportementale et dans les soins.
 
Alain Goasdoué - danseur de Tango – Infirmier urgentiste – hypnothérapeute (Diplôme Inter-universitaire en hypnose médicale et clinique / faculté de médecine de Brest - 2017)

Tangothérapie au service des parkinsoniens

La danse, comme le tango, aide les personnes atteintes de Parkinson.
En France, environ 150 000 personnes sont touchées par cette maladie invalidante. La danse et en particulier le tango peut aider à lutter contre les symptômes. Le rythme peut relancer le circuit moteur.

France Schott-Billman, docteur en psychologie et danse-thérapeute, qui a beaucoup travaillé avec des malades parkinsoniens dans le service de neurologie de l’hôpital Bellan à Paris, explique les bienfaits de la danse sur cette maladie : « La danse améliore les quatre symptômes que sont la lenteur du mouvement, la raideur (ou contraction musculaire), le tremblement involontaire au repos et l’akinésie, (blocages qui touche l’écriture et la marche. L’utilisation du rythme permet de débloquer ces situations et relance le circuit moteur. La danse apporte un meilleur équilibre, des mouvements plus sûrs, plus précis. Elle renforce l’image et l’estime de soi, en luttant contre la dépression et l’isolement qui sont les versants de la maladie. »
Le tango a les mêmes vertus pour les personnes présentant des séquelles d’AVC, de sclérose en plaques ou autres maladies neurodégénératives.

Gérard Veillet a découvert le tango en 2005 dans le quartier de la Boca à Buenos Aires lors d'un séjour en Argentine et est tombé amoureux de cet art de l'éphémère. Cela fait désormais 13 ans qu'il danse le tango au sein de l'association Tango Fuego d'Angers et qu'il s'intéresse à toute la littérature concernant cette danse (histoire, enseignement et chroniques de milongas). Il a effectué de nombreux séjours à Buenos Aires, autant pour danser dans les milongas que pour se plonger dans la culture tango (bouquinistes, musées, concerts). Traducteur de formation, il a traduit pour le plaisir deux livres vers le français "El bazar de los abrazos - cronicas milongueras" de Sonia Abadi et "Veneno de tango" de Ramiro Gigliotti, et de nombreux articles parus dans des revues de tango argentines.
Il a donné quelques conférences notamment sur "Cabeceo et Mirada" et "Les origines chorégraphiques de la danse du tango" et fait des lectures de chroniques de milonga.
Sollicité par l'association Tango Fuego d'Angers, il anime avec son épouse depuis octobre 2018 un atelier de tango pour des personnes atteintes de la maladie de Parkinson, une expérience trés riche d'enseignements qu'il partage afin de susciter de nouvelles vocations.